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B-Rock: ce temple de Aïn Diab qui nous manque affreusement !

A4 noir B ROCK

Si vous êtes casaoui et adepte des virées nocturnes – alcoolisées ou non – vous avez sans aucun doute déjà mis les pieds au B-Rock, et vous en avez forcément gardé des souvenirs marquants, bons ou mauvais. Le coin n’existe désormais plus, et même s’il avait ses défauts, on s’en mord à présent les doigts !

Voici les raisons pour lesquelles le B-Rock manque terriblement à la vie nocturne des casaouis !

Live band toute la semaine

Le B-Rock, c’était l’un des rares endroits de Casablanca où se produisait, chaque soir que Dieu fait, un groupe de musique de genres divers, avec l’ambition de casser la baraque et faire danser, sauter, remuer ces messieurs et ces dames. Et ça, même les jours de semaine, et même quand le public ne dépassait pas les 10 personnes !

Une vraie famille

Quand on allait au B-Rock, pour peu qu’on soit un habitué, c’était pour revoir les potes, et ces potes c’était également les videurs, les serveurs, l’adorable barmaid et les gérants. Momo qui refaisait le monde dans un verre de whisky, Ali qui éclatait de rire à chaque interaction avec un client, ou Saâd qui fixait le vide avant de lancer imperceptiblement une remarque sarcastique à tomber par terre. Une vraie famille, chaleureuse et bienveillante !

On ne vous les cassait pas

Oui, c’est ça, les cojones ! Vous arriviez pépère, vous commandiez votre pression ou autre, vous vous installiez très souvent face à la scène ou pas loin, et puis … on vous laissait tranquille ! Loin d’eux l’envie de vous fliquer pour que vous consommiez 10 fois. Si vous aviez envie de tenir toute une soirée en sirotant votre Coca on the rocks, ça ne donnait pas lieu à des remarques déplacées. Et ça, côté business, on le salue autant qu’on le regrette désormais amèrement…

Un menu minimaliste

Car oui, à part les boissons, il n’y avait pas grand chose à se mettre sous la dent. Quelques tentatives de mise en place de repas variés ont échoué, le profil type du B-Rockeur n’étant pas celui d’un gars qui vient dîner, et on finissait, au choix, avec kawkaw acheté chez le détaillant du coin, ou des pop corn préparés à la va-vite dans la cuisine tous publics, derrière le comptoir.

On se jurait de ne plus jamais y retourner…

… Et on pointait au même endroit, à la même heure, le lendemain ! Car il faut le dire, le cadre n’était pas des plus soignés, la consommation était trop chère pour ce que c’était, et l’on revoyait toujours exactement les mêmes gueules, surtout les soirs de weekend. Et pourtant, comme un membre de la famille, on pouvait l’insulter pendant des heures, mais pour rien au monde on ne le remplacerait !

Vite, rendez nous notre B-Rock !

 

 

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